mercredi 25 novembre 2009

Jean Marie Bockel Président et fondateur de la Gauche Moderne


mardi 24 novembre 2009

20 mois de mandature et qu'a t-on fait?


Bonjour,


20 mois de mandature, avec Bruno Bourg Broc, et je voudrais faire le bilan et le constat des dossiers mis en chantier depuis notre arrivée en mars 2008 et que je soutiens, seul élu de laGauche moderne, au sein de la majorité municiplae.


Châlons en Champagne, bouge, se rajeunit, se rénove, s'embellit, la majorité municipale, derriere son Député-Maire, Bruno Bourg Broc,tiennent leurs promesses auprès de nos concitoyens qui nous ont fait confiance en mars 2008.

l'Aménagement Urbain, où de grand chantier sont ouvert, entre autre,

la rénovation de la rive gauche, avec 208 logements réhabilités,

l'aménagement d'un cheminement entre la rue d'Orléans et l'Avenue de paris,

un aménagement paysager, à la bidée qui aura son propre parc de loisirs pour ses habitants,

l'amélioration de la qualité de l'offre en logement :


l'Amélioration des conditions de déplacement :


- reprise de voirie,

- les nouvelles voiries

- la poursuite des aménagements pour les personnes à mobilité réduite,

- l'Aménagement de zone 30


Le centre ville :

La ville récompensé par le prix national Pôle d'excellence du coeur d eville,

la dynamisation de la rue lochet avec l'implantation de 12 logements et de 4 cellules comerciales,


Châlons en Champagne, une vile de plus en plus verte :


mis en place du premier grenelle local de l'environnement,


Un patrimoine remarquable et des initiatives culturelles encouragées.


Mise en valeur du patrimoine, avec le label ville d'art et d'histoire, le plan de ravalement de façade, la zone de Protection du patrimoine Architectural, Urbanistique et paysager.....


L'encouragement des initiatives culturelles avec le soutien à la rénovation du centre national des arts du cirque, soiutien à l'organisation des festivals, la restructuration des musées municipaux


Des activités sportives pour tous, ave cle renforcement des instalations de proximité, le lancement d'une étude ^ppour la création d'une salle de sport de combat, soutien au sport de haut niveau avec le financement de l'Espé Basket en national 1,


Accompagner les enfants dans leur scolarité......


Un coup de pouce à la jeunesse,


Développer nos savoirs


Développer la solidarité, un enjeu de société pour mieux vivre ensemble.


Voici en quelques mots le bilan des 20 mois de la majorité municipale de châlons en champagne, où j'ai l'honneur de representé la gauche moderne, et que je soutiens de tous mon coeur et de toutes mes forces pour que châlons en champagne conforte sa place de capitale régionale, châlons à tout d'une grande...


je ne peux terminer cette édito sans parler de notre grand projet de cette mandature, notre nouveau parc des expositions, parc attendus par tous nos concitoyens, châlons en à le besoin pour son dynamisme et son attractivité.


eh oui , mesdames et messieurs de l'opposition municipale, nous tenons nos promesses que nous avons tenues lors des élections municipales, je sais que vous avez du mal à digérer votre défaite et que ce nouveau parc des expositions, vous rêviez de le faire, alors apportez nous votre soutien au lieu de tenir des discours incohérents.


Fabrice Legrand, Conseiller municipal délégué aux sports, châlons en Champagne.








mardi 23 juin 2009

Nomination de Benoist Apparu


La Gauche Moderne, fédération de la marne, section de châlons en champagne, félicitent , Benoist Apparu, député de la 4ème circonscription de la marne, pour sa nomination, au poste de secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme.
Félicitation mon cher Benoist.
Fabrice legrand, secrétaire de la fédération de la gauche moderne, conseiller municipal délégué aux sports, châlons en champagne.


mercredi 10 juin 2009

Qui sommes-nous?

Nous sommes un parti de gauche. Fondé et animé par Jean-Marie Bockel, engagé et actif dans la majorité présidentielle.

Nous voulons moderniser la gauche en faisant vivre ses valeurs fondamentales : Le progrès, la liberté, l'équité, la solidarité et la justice sociale.

A la mondialisation économique, nous entendons répondre par une extension du politique par-delà les frontières en faveur d'une croissance durable.

Nous reconnaissons le rôle du marché, lieu d'échanges et de production des richesses, tout en nous opposant à la seule logique de la rentabilité maximale et immédiate. Nous avons le projet d'une société juste et solidaire, où la diversité acceptée participe à la cohésion sociale.

Nous voulons un Etat rénové, allégé et décentralisé, capable de fixer les grandes orientations, qui sache mieux cibler ses interventions en s'appuyant d'abord sur les ressources de la société civile et sur la régulation contractuelle. Nous souhaitons des services publics que l'autonomie et la responsabilisation rendront plus efficaces, au service des usagers.

La liberté, les initiatives individuelles et collectives, la responsabilité, la concurrence encadrée, le compromis entre sécurité et flexibilité, sont pour nous les moteurs du développement, condition du progrès social.

Sociaux-libéraux et européens, nous soutenons la politique de changement et de "réforme juste" qui est celle du Président de la République. Nous voulons tenir un langage de vérité, d'ouverture et de responsabilité

Nous sommes de gauche et nous voulons répondre aux défis du monde moderne.

Nous avons choisi de nous appeler La Gauche Moderne.

Elections européennes


La Gauche Moderne, Section de Châlons, se félicite du succès des listes de la Majorité Présidentielle, et tout particulièrement, félicite, Marielle Gallo, élue à Paris et Michelle Striffler(voir photo), élue sur la liste de Joseph Daul pour notre région, celle du grand est.

En effet, La Gauche moderne est ainsi une fois de plus confortée dans son choix fondateur de participer à la politique d'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy.

La Gauche traditionnelle est sortie de ses élections, défaite, anéantie, payant son absence de propositions et de réflexions.
Les électeurs de gauche ont bien fait un vote sanction qui leur était demandé, mais contre le Parti Socialiste mais aussi contre l'ensemble de la Gauche.

A nous de trouver notre place, de continuer à moderniser la Gauche, et comme les électeurs de gauche l'ont osés : Faire le choix du courage, pour la France et l'Europe.

Quand l'Europe veut, l'Europe peut.

Fabrice LEGRAND
Conseiller Municipal Gauche Moderne de la Majorité à Châlons-en-Champagne

dimanche 8 février 2009

Communiqué de la Gauche Moderne

La Gauche Moderne salue la grande qualité de l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy.

Tout en maintenant le cap des réformes indispensables dont notre pays a besoin, le Président de la République
a fait le choix de l’audace, dans la lutte contre la crise.

Répondant aux demandes de justice — dont La Gauche Moderne s’est fait régulièrement l’écho — Nicolas Sarkozy a proposé de rééquilibrer le partage des richesses créées entre les salariés, les actionnaires et l’investissement.

En disant clairement «pour les salariés le compte n’y est pas», il a montré que la réforme et la
justice pouvaient aller de pair. Et que la majorité confirme son engagement dans la voie de la "Réforme Juste". Il a apporté une vraie logique de réponse aux demandes qu'avaient exprimé les manifestations du 29 janvier.

L’ensemble des propositions faites par le Président de la République sont de nature à conforter la confiance dans notre pays, à rassembler autour de la bataille pour l'emploi et la croissance. C'est ce que les Français attendaient.
Le Président était au rendez-vous.

La Gauche Moderne
5 février 2009

dimanche 1 février 2009

Texte d'orientation: Morceaux choisis.

Depuis la fin des années 80, avec la chute du mur de Berlin et l’accélération de la mondialisation, le monde change et il change rapidement. Comme d’autres pays, la France doit pouvoir s’adapter à ce monde nouveau marqué par une concurrence généralisée des économies et des organisations sociales, et le faire en répondant aux nouvelles attentes de nos sociétés.
(...)
C’est le sens de la création de La Gauche Moderne, adaptation à notre époque, des aspirations et des objectifs qui ont fait la gauche depuis deux siècles : la nécessité d’une émancipation partagée, la justice et la protection sociale, la réduction des inégalités, la promotion des solidarités.
(...)
La chute du Mur de Berlin a mis un terme à l’illusion d’une meilleure gestion de la richesse au moyen d’une économie administrée d’en haut par un État tout-puissant. En retour, dans l’euphorie de cette victoire de l’Occident, s’est développée l’idée que l’État et la règlementation devaient être totalement évacués de la sphère économique. L’ultra-libéralisme néo-conservateur est fils de la chute du communisme. Son résultat est là. Il nous montre que la voie n’est ni dans un excès, ni dans l’autre. Nous devons trouver un équilibre entre la liberté et la réglementation qui lui permet de s’exercer, entre les nécessités du marché et les exigences de l’intérêt collectif, entre l’économique et le politique qui, sans prétendre administrer l’économie ne peut, à l’évidence, s’en désintéresser, représentant l’intérêt collectif, qui ne découle pas plus de l’addition des intérêts particuliers que du simple produit des actions des acteurs individuels. Et puis sera aussi plus nécessaire que jamais la moralisation de ce système qui ne peut fonder une efficacité à long terme sur l’ignorance absolue des principes de justice et d’équité, sur l’écrasement des plus faibles, sur des modes de rémunération extravagants, dans leurs montants, et dans le fait qu’ils ne sont basés sur aucune efficacité économique, aucune utilité sociale.
(...)
C’était bien la libération de l’individu, son émancipation, qui fondaient les premiers combats du socialisme et, plus largement, de la gauche. Aujourd’hui encore c’est sa liberté, condition de sa dignité, de son autonomie et de son épanouissement qui demeure notre objectif prioritaire. Nous voulons retrouver l’inspiration libérale du socialisme des origines. C’est un courant profond, un refus de laisser des organisations toutes-puissantes, étatiques, économiques ou religieuses écraser l’individu, ses droits, sa vie et ses espoirs. C’est cette volonté d’émanciper l’individu de ces machines broyeuses d’humanité qui ont connu des sommets au XX° siècle, avec le nazisme et le stalinisme, pensées du refus de l’individualité, qui reste un des moteurs des mouvements populaires aujourd’hui. Qui ne voit que c’est cette reconquête de la liberté individuelle, de l’autonomie, qui fait du projet de la gauche, avant tout, un humanisme.
Oui, l’autonomie entraîne la concurrence, qui peut être la meilleure ou la pire des choses. La pire quand, non régulée, elle contrarie les démarches de solidarité et permet au plus fort d’imposer sa loi. Mais elle peut être la meilleure aussi car elle est nécessaire au dynamisme de nos sociétés, tandis que son absence conduit à une société figée, dans laquelle il est impossible de remettre en cause les situations dominantes.
(...)
Pour nous, la sécurité ne doit pas limiter la liberté mais en être une condition, être moins un lourd bouclier qu’un filet de sécurité qui rattrape en cas de chute, qui garantit en cas d’échec et qui pousse à l’action puisqu’elle peut corriger les conséquences néfastes éventuellement engendrées par la liberté. Auxiliaire de la liberté, la sécurité permet l’exercice complet de la responsabilité, elle en est une des conditions.
(...)
Nous voulons, en conciliant le désir de liberté et le besoin de sécurité dans un monde changeant, encourager l’initiative au lieu de la freiner. Et cela d’autant plus que nous avons la certitude qu’un grand projet collectif ne peut se bâtir sans l’autonomie des acteurs, sans leur capacité d’initiative source de dynamisme, leur concurrence source d’efficacité et leur libre collaboration condition de la solidarité. Ce sont bien la liberté de la personne, la responsabilité partagée, l’engagement individuel et collectif qui ouvrent la voie au progrès et à de nouvelles formes de justice sociale.
(...)
Permettre à chacun d’être libre, c’est lui permettre d’exprimer son potentiel, d’influer sur son destin, d‘entreprendre. C’est la possibilité d’agir dans et sur une société qui doit lui en donner la faculté et les moyens concrets. Notre conception de la liberté ne se résume pas à une liberté de droits, mais c’est celle d’une liberté concrète. Ce n’est pas celle du « laisser faire » c’est celle du « pouvoir faire ». C’est la liberté réelle donnée à chacun d’exercer sa responsabilité.
(...)
Vouloir la liberté, c’est la vouloir pour tous, ce qui passe par la recherche de l’égalité, ou, selon la belle expression de Monique Canto-Sperber, par la construction de « libertés égales ».

Certes, l’égalité absolue de situation est impossible, mais cette constatation ne contredit pas notre volonté de voir se réduire les inégalités, car autant une société de « l’égalité parfaite » serait une société immobile et déjà « morte », autant les inégalités excessives déchirent les sociétés et peuvent les faire mourir. Si toute inégalité n’est pas forcément une injustice, la suppression des inégalités injustifiées et la réduction des inégalités excessives constituent des exigences. Nous refusons la persistance des inégalités entre les hommes et les femmes, celles s’appuyant sur une origine sociale ou ethnique, celles liées à une orientation sexuelle ou une façon de vivre sa vie privée, celles encore résultant d’un statut ou d’une situation privilégiée prédéterminée. Nous refusons les inégalités héritées. Nous refusons l’idée d’inégalités dont on ne pourrait pas sortir. L’égalité à laquelle nous aspirons, au-delà de l’égalité de droits, est l’égalité des chances ou, mieux, celle qu’ Eric Maurin appelle « l’égalité des possibles ». C’est la possibilité, quelle que soit sa situation, son handicap ou son origine, de s’insérer dans la vie sociale ou professionnelle, d’accéder aux biens collectifs - éducation, culture, emploi, santé - et de pouvoir en tirer un même profit. C’est l’égalité dans les opportunités offertes à chacun d’utiliser au mieux sa capacité d’autonomie, ses talents et sa volonté.

(...)
C’est ainsi que pourra se bâtir cette société, libérale et solidaire, rendant chacun conscient de ce que peut lui apporter l’avenir et, en conséquence, désireux et capable de devenir l’acteur responsable du changement. Une société de justice, de droits et de devoirs partagés, dans laquelle les destins ne se construisent plus de manière irréversible, mais où chacun d’où qu’il vienne, quels que soient son parcours et ses choix puisse se dire qu’il a sa chance, sa chance de réussir sa vie professionnelle et sociale, sa chance de vivre pleinement sa vie d’homme ou de femme.
(...)
Nous vivons l’époque de la globalisation de la production, de la consommation et de la communication. La mondialisation, qui fait de la terre le village global où les humains peuvent rêver de se comprendre mieux, mais qui échappe si souvent à la volonté démocratique, s’impose à nous. Il est légitime de se donner les moyens de se protéger de ses menaces et de corriger les graves dérives qu’elle provoque, comme la financiarisation extrême et sans contrôle de l’économie. Il faut aussi savoir saisir les opportunités de développement qu’elle offre à la société comme les possibilités d’épanouissement qu’elle apporte aux individus, grâce aux capacités élargies d’accès aux biens, aux services, aux cultures. Cette mondialisation nous devons pouvoir l’orienter, en définissant les principes et en nous donnant collectivement les moyens d’une nouvelle gouvernance, capable de réguler les mécanismes du marché et d’encadrer les échanges.
(...)

L’Europe contribuera à cet objectif de bonne gouvernance
mondiale et de développement équilibré, en s’affirmant comme un acteur influent de la scène internationale.

L’insuffisance d’Europe s’est fait sentir durant la crise financière, il faut rapidement aller vers une Europe plus présente, plus active et qui fasse mieux ce qu’elle seule peut faire. Cela demande que l’Europe se dote de l’ensemble des moyens pour y parvenir, de façon pragmatique et flexible, mais il s’agira aussi de redonner au projet européen un sens qui a disparu pour la plupart des citoyens, et, plus encore, de manifester une volonté commune et une pratique démocratique empreinte de transparence et de proximité.
(...)
La flexisécurité, parce qu’elle répond aux exigences de performance économique et de justice sociale en permettant à la fois de donner aux entreprises la souplesse, condition de leur compétitivité, et aux salariés la sécurité nécessaire à une vie sereine, doit être le socle du modèle économique et social européen. Les éléments, équilibrés, qui la constituent doivent résulter de négociations sanctionnées par la puissance publique. L’initiative prise par le Président de la République, de lancer une Sécurité Sociale Professionnelle, va dans ce sens.
(...)

L’Etat doit rester un acteur essentiel, les Français y sont attachés et rien de solide ni de juste ne peut se construire avec un Etat faible. Il doit assumer avec autorité les fonctions régaliennes. Face aux dérèglements épisodiques du marché, comme à ses excès, face aux incertitudes liées à l’accélération des mutations mondiales, aux risques d’atomisation sociale, l’Etat est un irremplaçable pôle de cohésion, de stabilité et de sécurité. C’est à lui que revient la responsabilité de donner une perspective globale et les impulsions stratégiques. Il lui appartient de remplir un rôle moteur d’investisseur social dans les domaines qui engagent l’avenir, comme l’éducation ou la santé. C’est lui aussi qui reste le recours en cas de circonstances exceptionnelles, où il doit pouvoir intervenir de manière directe.

En dehors des domaines régaliens et des circonstances exceptionnelles, l’intervention régulière, notamment dans le secteur économique doit être mieux ciblée et souvent réduite. L’Etat central ne peut plus être le seul acteur de la régulation, il doit se faire moins présent, moins interventionniste, et laisser un rôle important aux acteurs sociaux, aux collectivités locales, aux entreprises, à la société civile organisée.
(...)
En 1985 déjà, Michel Rocard évoquait ainsi le rôle de l’Etat « moins de règlements, plus de négociations ; moins de lois, plus de contrats ; moins de tutelles, plus de responsabilité : voilà l’équilibre qu’il faut trouver pour conjuguer modernisation et solidarité ». Ce discours garde toute sa pertinence, son application est seulement devenue plus urgente.
(...)

Pour parvenir à conjuguer le service de l’intérêt général avec le sens de l’efficacité, tout en pesant moins sur les dépenses publiques, l’administration doit évoluer dans son organisation et ses méthodes. Trop d’énergies sont stérilisées dans une organisation lourde et complexe, ne sachant pas motiver ses ressources internes, constituée en citadelles cloisonnées, interdisant la mobilité et rendant difficile toute coopération. Une gestion prévisionnelle des emplois s’impose, on doit pouvoir redéployer les effectifs des secteurs excédentaires vers ceux où des besoins existent, ce qui exigera un abandon de la gestion par corps qui est un frein à toute mobilité. La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) consistant à réorganiser l’administration en recherchant des sources d’économies, de rationalisation et d’efficacité, doit être poursuivie. Un contrôle accru des gaspillages doit exister, en faisant pratiquer des audits externes et en donnant plus de force contraignante aux rapports de la Cour des Comptes. En traquant tous les doublons, toutes les redondances administratives, tous les dispositifs obsolètes, toutes les dépenses, enfin, dont l’utilité au service des citoyens n’est pas strictement démontrée.

L’initiative, la créativité, l’implication, doivent être encouragées et avoir plus de poids que l’ancienneté dans la rémunération et le déroulement d’une carrière. La motivation sera stimulée et récompensée, les indicateurs de résultats systématisés. Les administrations ont un devoir de performance en contrepartie d’une autonomie qui doit être plus grande. La gestion par projets ainsi que les contrats par objectifs, la responsabilisation des gestionnaires sur des enveloppes globales de crédits pour permettre une meilleure maîtrise de la dépense, devraient être plus souvent envisagées.
(...)
Cette réorganisation de l’administration doit permettre une réforme de la fiscalité d’État qui doit, sur le long terme avoir tendance à diminuer, notamment pour les entreprises. Elle doit être plus simple, plus facilement compréhensible, incitative pour la protection de l’environnement, plus juste et permettre aux plus aisés de participer davantage qu’aujourd’hui à l’effort commun. Nous proposons que soit étudiée l’introduction d’une flat-tax, par exemple, sous la forme de l’extension de la CSG, impôt plus équitable que la plupart des autres. Les niches fiscales doivent être strictement limitées et globalement plafonnées.
(...)
Les régions devraient disposer de moyens supplémentaires et d’une grande autonomie dans leur utilisation. Ce développement des capacités financières s’accompagnera d’une réforme d’une fiscalité locale devenue un « maquis inextricable », en envisageant la spécialisation des taxes par collectivité, des règles de transparence et des modalités de contrôle à posteriori notamment par les chambres régionales des comptes. Les collectivités locales auront toute latitude pour collaborer et contracter avec d’autres entités territoriales, y compris européennes, rechercher toutes sources de financement, rétrocéder au privé, sous condition d’évaluation et de contrôle, une part de l’exécution de leurs missions.
(...)

Il n’est pas souhaitable d’imposer des solutions uniques, l’uniformité administrative ne doit pas être un dogme. Les expérimentations peuvent être un levier du changement et de la modernisation. Des structures différentes, des découpages, des fusions, des initiatives diverses, pourront être proposés en fonction des situations locales ou des attentes des populations, et seront publiquement évalués.

La diversité peut être en elle-même créatrice de progrès et de richesse, si elle n’est pas prétexte à l’inégalité et à l’égoïsme, pourquoi vouloir faire rimer égalité et uniformité. C’est la rigidité, l’uniformité de principe, impossible à satisfaire dans la réalité, et le refus de s’adapter à la diversité des situations qui créent souvent les injustices.

Ce respect de la diversité n’empêchera pas l’échelon central de se mobiliser prioritairement pour les territoires cumulant les handicaps. Il faut mettre en œuvre une péréquation des moyens permettant la solidarité entre territoires riches et territoires moins favorisés. La responsabilité et la solidarité sont ainsi les principes autour desquels se développera la décentralisation : pouvoirs accrus qui pousseront à la responsabilité, péréquation équitable qui permettra la solidarité.

Pour montrer sa volonté de favoriser cette évolution décentralisatrice l’État pourra recourir à des mesures de déconcentration. Certains ministères pourraient s’éloigner du centre de Paris, ou s’installer en province. On pourra aussi procéder au regroupement régional de services départementaux. Les sous-préfectures, seront, en concertation avec les collectivités locales, progressivement supprimées.
(...)
L’éducation est à la fois la meilleure arme qui puisse être fournie aux individus dans le monde changeant d’aujourd’hui et la meilleure garantie de compétitivité de nos économies. Le caractère fondamental de sa mission justifie qu’elle représente la priorité d’un État attaché à la réussite individuelle et collective, ainsi qu’au développement d’une société d’égalité des chances.
(...)
Le mode de centralisation de notre système éducatif constitue un facteur de rigidité, d’opacité et de conservatisme, que le développement d’une énorme bureaucratie et l’influence de syndicats corporatistes ne font qu’accentuer. Des mesures de déconcentration et de décentralisation donneraient plus de souplesse et, sans remettre en cause la nécessité d’une cohérence nationale, diffuseraient les responsabilités et les prises d’initiative.
(...)
La nécessité de ne laisser personne en route, sans abaisser le niveau général, doit conduire à des enseignements et à des méthodes davantage personnalisés, à des formes d’aide et d’encadrement qui tiennent compte d’aptitudes et d’aspirations différentes.

Vouloir parvenir à « l’égalité des possibles », condition de la mobilité sociale, ne peut résulter d’une égalité de façade mais exige des politiques différenciées, une diversité des traitements. Ceux qui suivent bien ne doivent pas être retardés ou ralentis. Pour ceux qui ont des difficultés, des dispositifs d’aides et de soutien doivent leur permettre de continuer à suivre le parcours normal, ou de le quitter provisoirement pour pouvoir ultérieurement s’y insérer à nouveau.

(...)
L’autonomie de gestion des universités était une exigence, l’absence de responsabilisation et de pression concurrentielle tendant à altérer la qualité et le coût du service.

On doit aller plus loin que la récente loi sur l’autonomie des universités, en leur accordant encore davantage de possibilités de choisir leurs intervenants, de recueillir des fonds, de prendre plus rapidement des décisions stratégiques, de coopérer avec le monde économique, d’opérer des regroupements, y compris avec des universités européennes. On doit accélérer la mise en place de pôles universitaires multidisciplinaires, de taille suffisante.

Une sélection sur des critères clairement reconnus doit pouvoir être organisée. Une augmentation des droits universitaires peut, dans certains cas, être envisagée, en contrepartie d’un développement de prêts, à taux très bas, remboursables en fonction de la rémunération future de l’étudiant.

(...)
Un hôpital modernisé devra continuer à garantir la qualité des missions d’intérêt général tenant au service public hospitalier, tout en tirant le meilleur du dynamisme propre à la responsabilisation et à la gestion privée. Des regroupements d’unités hospitalières doivent être réalisées à l’échelon régional, des mises en réseau, des reconversions de plateaux techniques (ex. chirurgie ou maternité), dans les hôpitaux réalisant un nombre d’interventions limité, en services de prise en charge pour personnes âgées, en hôpitaux de moyen ou long séjour, en centre de rééducation…
(...)
Les usagers du système de soins doivent bénéficier de traitements de qualité au coût collectif le plus bas, ils doivent être responsabilisés quant à la fréquence de leurs consultations médicales, et à leur consommation de médicaments. La priorité de remboursement doit aller aux patients qui suivent un parcours recommandé et consomment les médicaments génériques qui leur sont proposés. L’équité doit aussi nous conduire à prendre en compte les disparités de condition financière. On doit mettre davantage à contribution les plus hauts revenus, envisager que dans certaines conditions, les cotisations, le coût ou le remboursement ne soient identiques pour une personne aisée ou une personne à faible revenu.
(...)
La sécurité est la première des libertés pour les citoyens et la première des responsabilités incombant à la puissance publique. L’insécurité est une réalité, principalement pour la partie la plus fragile de la population. En aggravant la ségrégation urbaine, en rendant plus sensibles les inégalités, en favorisant les réactions de repli sur soi et les discriminations, elle a un effet social destructeur. Sur ce sujet, l’angélisme qui a été ou demeure celui d’une grande partie de la gauche, est à proscrire. S’attaquer aux maux de l’insécurité ne signifie en rien renoncer à un idéal de justice et d’égalité. Le refuser conduirait par contre à devenir complice de l’instauration d’une société d’inégalités.

Il convient de redonner toute sa place à la responsabilité, de redonner à la personne toute sa qualité de sujet de droits, mais également de devoirs. Le respect de la personne implique de la considérer comme responsable de sa conduite et de ses actes.

A ce titre, la contrainte et la sanction peuvent avoir un rôle salutaire. La sanction, motivée, proportionnée et immédiate, est une des faces de la prévention, dans la mesure où elle peut faire éviter la récidive.

(...)
Une tendance à l’individualisation se répand. Les affiliations traditionnelles perdent de leur force, les parcours s’individualisent, les attentes et les besoins sont de plus en plus caractérisés par la diversité. La montée de l’individualisme est devenue une donnée favorisée par la progression de l’éducation, qui pousse à dépasser les traditions et les normes imposées, et de la richesse qui multipliant les possibilités et les choix de vie, rend moins dépendant des solidarités de la communauté. L’individu se sent davantage capable de s’exprimer, de se défendre, de décider par lui-même, les progrès de la technologie venant accroître encore ses possibilités en ce sens.

Les approches uniformes et égalitaires d’un État providence dépassé et privé de moyens ne sont plus adaptées à cette diversification des situations, à cette société composite. Les schémas de redistribution insuffisamment diversifiés ne fonctionnent plus, les solutions globales ne peuvent répondre aux phénomènes de chômage de longue durée et de précarité et contribuent même souvent à maintenir des situations d'exclusion, « les mesures de portée générale butent sur la complexité du réel » a pu dire Zaki Laïdi. Le caractère ultra protecteur de notre droit du travail n’empêche pas l’insécurité professionnelle d’être, chez nous, ressentie comme particulièrement importante. Le nouveau pacte social devra mettre en œuvre des solutions différenciées et ciblées. Prenant en considération que l’exclusion sociale revêt des aspects multiples : emploi, santé, éducation, toxicomanie, délinquance, etc. et des cibles diverses : famille, adolescence, petite enfance, population en phase de paupérisation et non insérables. On ne doit plus se limiter à une distribution de prestations égales à des bénéficiaires fortement inégaux en termes de revenu, de statut, de patrimoine culturel, de santé, d’espérance de vie, mais concentrer les incitations et les aides sur les plus fragiles ou les plus menacés.

Plutôt que de recourir à l’assistance qui conduit à la dépendance ou à la résignation il faut favoriser la prise de responsabilité, l’initiative. Tout doit être fait pour inciter les chômeurs à reprendre rapidement un emploi, ceux qui ont connu un échec à repartir de l’avant. Les conditions de l’autonomie doivent être données aux jeunes en difficulté à partir de mécanismes de soutiens conditionnés par l’engagement dans des formations qualifiantes ou des projets. Si la société a le devoir de prendre généreusement en charge ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes - l’allocation pour adulte handicapé, le minimum vieillesse et les plus basses retraites doivent être, malgré la crise, fortement augmentés - elle doit encourager ceux qui peuvent se lancer à le faire et leur en fournir les moyens.

(...)

Pour l’élection des députés, une dose de proportionnelle devrait être introduite, ce qui permettrait, sans remettre en cause la possibilité de constituer des majorités claires, de représenter au Parlement l’ensemble des courants de pensée qui ont une existence dans notre pays. Il n’est pas sain que les deux premiers partis, qui au premier tour ne représentent qu’un français sur deux, disposent de manière permanente de plus de 80% de la représentation nationale.

Limitation du nombre de mandats : seul un mandat municipal (non exécutif, pour les communes de plus de 10.000 habitants) pourra venir s’ajouter à un autre mandat électif. Une réflexion peut s’engager sur une limitation des mandats dans le temps.

Un examen critique du rôle et de la composition du Sénat est nécessaire. Est-il imaginable qu’une assemblée élue ne connaisse jamais aucune alternance ?
(...)
Nous voulons contribuer à accroître l’autonomie, la prise de responsabilité et la capacité de contrôle des acteurs de la société civile, car c’est dans ses composantes aussi que résident les acteurs de la régulation économique et sociale. Les médias, les syndicats, les associations, toutes formes de regroupements de citoyens, doivent s’affirmer comme des éléments moteurs de la société, et leur intervention démocratique sera encouragée. C’est de la liberté des acteurs, de leur responsabilité, de leurs initiatives, que naîtra une démocratie ouverte et vivante, que se créera une dynamique de progrès et de transformation sociale. Il faut faire confiance à la société. La réhabilitation du projet collectif passe par cette démocratie élargie, - « démocratie démultipliée » disait Pierre Mendés-France - permettant à la société civile de jouer tout son rôle par l’extension du débat et de la discussion publique, l’intervention facilitée du monde associatif et des citoyens, et la généralisation de la négociation sociale qui doit, aussi souvent que possible, être préférée à la réglementation centralisée.
(...)
Une politique de soutien et de promotion de la vie associative doit tendre à la modernisation de la loi de 1901, entériner le rôle économique capital ou de service public qu’incarnent nombre d’entre elles, stabiliser leurs situations financières – l’accès aux prêts bancaires sera facilité - leur permettre de recourir à des emplois aidés. Entre le salariat et le bénévolat peut s’inscrire un statut souple du volontariat, avec la possibilité donnée à des associations de passer des contrats de volontaires rémunérés ou défrayés, et dont l’activité serait qualifiante. Les déductions fiscales accordées pour des dons aux associations et particulièrement à celles dont le rôle social est reconnu seront augmentées. Et puis donnons sur un plan institutionnel une représentation aux associations, notamment en permettant aux Conseils Economiques et Sociaux, de leur faire, au niveau régional, national et Européen, la place que leur apport social justifierait.
(...)
La démocratie participative s’exprime particulièrement dans un cadre de proximité et dans l’engagement dans la vie de la cité. Tout autant que sur un plan national, la décision doit revenir in fine aux élus même si une de leurs fonctions consiste à diffuser la démocratie, permettre la participation de tous aux choix et aux décisions qui les concernent et à la gestion de leur environnement. La démocratie participative ne doit pas être un moyen de développer une tendance à la fuite des responsabilités, mais une occasion d’exercer celles-ci de manière transparente et concertée. La démocratie locale, dans les communes ou les quartiers doit être multiforme, adaptée à la nature des problèmes et se situer au niveau le plus adéquat pour les aborder. La procédure du budget participatif, permettant de décider comment et à quoi affecter les sommes d’un budget défini, se développera à l’échelon communal, sur des sujets précis, en confrontant les avis et les intérêts divers, et en recherchant le consensus.
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Parce que pour une large part l’immigration clandestine est une immigration de la misère, on doit agir en amont, en mettant en œuvre une politique de coopération et de développement, en travaillant à créer dans les pays d’origine les conditions permettant aux migrants potentiels d’y demeurer. Des partenariats tournés vers l’action concrète doivent être établis avec eux, passant par le financement de projets créateurs d’emploi, des formations sur place entreprises.

Nous devons choisir l’immigration que nous voulons et pouvons accepter, tenant compte des demandes émanant des pays sources comme des besoins et des capacités d’accueil de nos sociétés. Il s’agira d’une immigration concertée. On peut définir des critères professionnels et sociaux, en collaboration avec les pays d’origine, pour orienter les entrées vers les secteurs qui ont des capacités d’accueil et d’emploi. Dans ce cas, et dès avant leur arrivée, les futurs immigrants bénéficieront d’une première formation et d’une information sur les caractéristiques de notre vie collective et les principes de notre pacte républicain.
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L’accueil concret des immigrés est une nécessité. Le minimum relatif à l’apprentissage de notre langue et des principes d’organisation de notre République, le suivi social, n’ont pas été réalisés ! Nous devons nous y attacher, avec l’aide d’associations. Abandonnée, ignorée, souvent méprisée, la population immigrée s’est repliée sur ses communautés et de la résignation des parents on est passé à la révolte des enfants contre l’ensemble de ce qu’ils identifient comme un système social hostile et hypocrite. Comment leur parler de justice si on ne sait pas les accueillir, si on laisse dans une « inexistence légale » leurs frères ou leurs coreligionnaires sans papiers, parfois sur notre sol depuis des années ? Comment leur parler d’égalité alors que les différences de situations sont criantes et que tous pourront constater que les jeunes d’origine immigrée, y compris les diplômés ont trois fois plus de risque de chômage que les « Français de souche ». Comment leur parler de solidarité et d’insertion alors qu’ils ont vécu dans des cités devenues ghettos, coupés du reste de la société française et conduits à des modes de fonctionnement et des revendications communautaires qui représentent pour la cohésion sociale des risques inacceptables, même si l’existence de communautés, en tant que regroupement naturel de solidarités voire de cultures ou de nostalgies ne peut être nié ou contrarié. Faire comme s’il n’y avait pas de différences entre les individus, a donné des résultats désastreux, développant en réaction les formes de communautarisme que l’on voulait éviter. Il n’y aurait pire erreur que de vouloir traiter de manière uniforme des situations inégales. Non, l’inégalité de départ ne se combat pas par l’égalité mais par une sorte d’inégalité compensatrice. Oui il faut donner plus à ceux qui cumulent tous les handicaps et faire en sorte que la mixité sociale devienne une réalité concrète dans des domaines prioritaires : éducation, formation, logement, emploi. Les manifestations de racisme et les discriminations de toutes natures dans les comportements et dans les exclusions concrètes que l’on constate, doivent être sanctionnées.

Le refus des discriminations doit aller de pair avec une défense de la laïcité, qui refusant de fonder l’espace public sur des vérités révélées, se veut le principe fondateur d’un espace de liberté, constitutif du lien politique. La laïcité permet l’émergence d’une identité humaniste commune dans l’acceptation et le dépassement des diversités. La mise à la portée du plus grand nombre, de la connaissance, et de la pratique des diverses manifestations culturelles peut être à la fois une ouverture facilitant la compréhension de soi-même et de l’autre, tout comme un ciment qui aidera à la cohésion sociale.

INTEGRALITE DU TEXTE D'ORIENTATION